(presque) tout savoir sur « La flûte enchantée », opéra maçonnique

(presque) tout savoir sur « La flûte enchantée », opéra maçonnique

L’opéra « La flûte enchantée » : c’est une initiation maçonnique.

Rapide résumé du livret de l’opéra

Mozart a composé son opéra « La Flûte enchantée » dès qu’il venait d’être admis parmi la franc-maçonnerie. En effet, Emmanuel Schikaneder, frère de loge de Amadeus Mozart et librettiste de « La Flute enchantée« , s’est largement inspiré des rituels de la franc-maçonnerie pour écrire le livret du singspiel. Celui-ci deviendra son plus grand succès. Le livret de la Flûte enchantée s’inspire des rituels d’initiation maçonniques. La pièce est agrémentée abondamment de symboles et d’interrogations, d’idéaux, d’épreuves et de triomphes qui mènent le héros vers la connaissance de soi.

Dans La Flûte enchantée, il y a deux candidats pour l’entrée en franc-maçonnerie

Le mystère marque le début de l’ouverture de la pièce, avec un premier mouvement ingénieux à la forme sonate mélangée à un style fugué, pour symboliser le caractère d’un candidat dénué de connaissance. Vient ensuite le tutti de tout l’orchestre pour sonner l’entrée du héros, puis un adagio pour accompagner le candidat… La première partie de l’ouverture est aussi fuguée pour marquer la progression de l’apprenti, tandis que la deuxième partie est plus intelligible et précise. Après le retour à au style fugué, l’ouverture se termine par une musique triomphante.
Les deux actes de cet opéra vont aussi représenter l’initiation maçonnique, en dépeignant deux protagonistes aux attitudes et état d’esprit contrastés. Ceux-ci doivent braver chacun leur situation périlleuse en quête, finalement, d’un même objectif, avec des moyens différents (carillon et flûte).

La Flûte enchantée: première partie de l’opéra

Trois Dames envoyées par la Reine de la nuit sauvent in extremis le prince égyptien Tamino, évanoui, des crocs d’un serpent monstrueux. L’oiseleur Papageno beau parleur, mais couard, se vante d’être son sauveur, mais se fait vite réprimander par les vraies héroïnes. À la demande de leur maîtresse, les trois dames demandent à Tamino d’extraire à son tour Pamina, fille de la Reine de la nuit, des mains de Sarastro, un mage que celles-ci décrivent comme le méchant de l’histoire. Le portrait de Pamina en tête, le cœur emballé pour la jeune femme, Tamino part au secours de sa belle. Il a une flûte magique à sa main, et se fait accompagner de Papageno. À la fin de son premier parcours, Tamino découvre un Sarastro différent du personnage tyrannique dont il avait eu vent de la part des trois dames…

La Flûte enchantée : seconde partie

Tamino et Papageno continuent, chacun de son coté, leur voyage initiatique : Tamino et l’oiseleur sont face à d’autres épreuves imposées par Sarastro cette fois, pour avoir le droit d’épouser Pamina. Ce dernier leur impose notamment un vœu de silence que seul Tamino respectera et qui aura failli lui faire perdre la main de Pamina. Entre temps, le conte révèle une reine de la nuit qui devient, contrairement à ce qu’elle était pendant le premier acte, haineuse et « orgueilleuse », de laquelle Sarastro veut préserver Pamina. Et effectivement, par esprit de vengeance, elle incite cette dernière à le tuer. Le plan de la reine déjoué, Sarastro lui épargne la vie. Quant à Tamino et Pamina, ils doivent se soumettre une ultime épreuve imposée par Sarastro : affronter les quatre éléments – eau, feu, air et terre – et la peur de la mort. Ils réussissent à traverser tous deux, sains et saufs la dernière épreuve, grâce à une flûte enchantée qui leur a été donnée au début des épreuves. Au comble du bonheur, Tamino obtient l’amour et la main de Pamina. Quant à Papageno, désespéré de ne plus avoir sa Papagena, il menace de se suicider. Mais celle-ci apparaît bientôt, au son des clochettes magiques.

Cependant, dans un dernier retournement de situation dû à l’inventivité de Schikaneder, la Reine de la Nuit, les trois dames et Monostatos rallié à elles tentent de s’approcher du temple, afin d’enlever Pamina et de tuer Sarastro. Tous finiront par être engloutis dans les profondeurs de la terre, et le chœur final chantera la victoire du Soleil sur les forces des Ténèbres.

 

Avec Don Giovanni, La Flûte enchantée est l’un des plus célèbres opéras de Wolfgang Amadeus Mozart.

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